111. French 111 Bird City

Arrêt n° 11 Cité des Oiseaux "Bird City" (la cité des Oiseaux) montre que l'homme et la nature peuvent coexister. Theodore Roosevelt, le père de l'écologie américaine, a admiré ce sanctuaire d'oiseaux privé dans son livre Bird Reserves at the Mouth of the Mississippi River (Réserves d'oiseaux à l'embouchure du fleuve Mississippi). Nous vous invitons à vous promener sur le chemin tranquille menant à la tour d'observation : vous serez étonné de voir que les râteliers garnis de bambou frais récolté dans les jardins chaque automne deviennent une colonie où les aigrettes font leur nid chaque printemps. E.A. McIlhenny prisait les plantes rares qu'il plantait dans ses jardins pour renforcer leur beauté naturelle. Sur le chemin de la tour d'observation, vous remarquerez sur votre droite un arbre étrange appelé "Queer Tibetan Evergreen," un curieux arbre tibétain à feuilles persistantes. Semblable à un cyprès, c'est l'un des seuls survivants de l'ère du Charbon. Un chercheur de plantes l'a trouvé dans une vallée isolée tibétaine et l'a envoyé en Louisiane. L'histoire de "Bird City" a commencé quand un homme en relation avec le gouvernement britannique en Inde a rendu visite aux parents du jeune E.A. McIlhenny. L'homme a raconté l'histoire d'un Raja du dix-septième siècle qui aimait beaucoup les oiseaux et avait fait construire d'énormes cages où ils pouvaient voler. Lorsque le Raja a vieilli, les cages abandonnés se sont détériorées. Les oiseaux étaient libres, mais ils sont restés, élevant leurs petits chaque année à l'endroit où ils avaient grandi. Vers 1895, le jeune McIlhenny a décidé de construire sa propre volière et a choisi "une petite zone humide appelée Willow Pond" (la mare aux Saules). Il a élargi cet emplacement de 35 acres et l'a entouré d'un barrage. Avec du grillage, il a ensuite construit une énorme volière au dessus de l'eau. Il savait que les aigrettes préfèrent nicher près de l'eau où les alligators empêchent les ratons laveurs, les opossums et les autres prédateurs de voler les jeunes ou les œufs dans les nids. Ensuite, McIlhenny a trouvé huit jeunes aigrettes neigeuses qu'il a élevées au biberon. Elles se sont épanouies et avaient l'air heureuses dans leur volière. Elles avaient même l'air d'apprécier McIlhenny. À l'automne, McIlhenny a libéré ses oiseaux pour leur migration vers le Sud. Au début du printemps suivant - comme il l'avait espéré - six de ses huit oiseaux sont revenus à la volière où ils ont eu huit petits. Ce comportement a continué. Seize ans plus tard, en mars 1911, McIlhenny a estimé que cent mille oiseaux étaient revenus nicher dans la colonie que l'ont appelle désormais "Bird City." De cette manière, "Bird City" a presque à elle seule ravivé la population d'aigrettes de la Louisiane du Sud, qui déclinait car l'oiseau était chassé pour son plumage afin d'approvisionner le commerce florissant de la chapellerie, populaire à l'époque dans l'Est des États-Unis et en Europe. En effet, avant l'adoption de la Loi Lacey interdisant de tuer les oiseaux américains pour leurs plumes, Theodore Roosevelt a déclaré que "Bird City" était "la réserve la plus remarquable du pays." Les efforts de McIlhenny ont montré que les particuliers pouvaient prendre des initiatives pour contribuer de manière significative à la conservation de la faune . Aujourd'hui, "Bird City" est un refuge pour d'autres espèces d'oiseaux que l'aigrette neigeuse. Chaque printemps amène une variété d'oiseaux chanteurs néotropicaux dans cette zone protégée, avec le retour des grandes aigrettes ; des aigrettes neigeuses, tricolores et bleues ; des hérons garde-bœufs et verts ; des bihoreaux violacés ; des petits blongios ; et des anhingas. D'autres échassiers non nicheurs, comme les ibis blancs, les spatules rosées et les grands hérons, visitent occasionnellement "Bird City" pour se nourrir et s'abriter. Les oiseaux du Nord arrivent chaque automne. Les sarcelle à ailes bleues arrivent en premier, suivie par de nombreuses autres espèces de canards, foulques et autres, qui passent l'hiver ici le long de la côte louisianaise. Ainsi, le refuge d'oiseaux sauvages de McIlhenny est devenu une réserve saisonnière pour de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs, et un refuge permanent pour beaucoup d'autres.